نام پژوهشگر: فرشته فکورمعنوی

بررسی مفهوم دیگری در اثر دربسته سارتر و مهمان سیمون دوبوار
پایان نامه وزارت علوم، تحقیقات و فناوری - دانشگاه فردوسی مشهد - دانشکده ادبیات و علوم انسانی 1393
  فرشته فکورمعنوی   مریم شیبانیان

dans ce mémoire, nous avons concentré notre étude sur la notion d’altérité telle que sartre et beauvoir la définissent à travers leurs essais et plus spécialement dans l’invitée et huis clos. etant donné le rapport étroit qui existe entre les notions existentialistes, la connaissance préliminaire de leur définition, bien que concise, s’est avérée nécessaire avant d’entrer dans notre analyse. c’est ce qu’on a tenté de faire dans les prolégomènes. après cette introduction théorique, nous avons pensé qu’il était indispensable de vérifier dans le premier chapitre, l’importance de la présence de l’autrui dans la vie des deux philosophes et leur réaction par rapport à une conscience étrangère. cette étude, bien que brève, nous a révélé les réactions diverses de sartre et de beauvoir à l’égard de cette notion. en effet, l’enfant unique de la famille, les rapports de sartre aux autres étaient très limités et sa première expérience était cauchemardesque. la scène vécue par sartre lui apprend la menace du regard de l’autrui. il apprend à quel point, la présence d’un autre peut réduire sa subjectivité car l’homme est toujours jugé sous ce regard. contrairement à sartre, beauvoir connaît des rapports variés. dans ces rapports, elle joue de temps en temps le rôle de dominante ou dominée. ces relations lui apprennent le sens de la réciprocité et l’entente dont elle parlera ensuite dans ses essais sous le nom de l’authenticité et des rapports authentiques. malgré leur vécu différent, l’agrégation de la philosophie joue un rôle important pour les unir. tous les deux trouvent la doctrine existentialiste apte à leur démarche. sartre est surnommé le pape de l’existentialisme en france pour le système de pensée qu’il définit à travers l’etre et le néant et simone de beauvoir, partageant ses idées, devient le « témoin privilégié de l’existentialisme aux côtés de sartre. » l’étude approfondie du rapport intellectuel de ces deux philosophes illustre de plus en plus la réciprocité qui règne dans leur rapport. l’harmonie intellectuelle, apparente surtout au début de leur relation, n’a pourtant pas empêché simone de beauvoir d’avoir ses prises de position personnelles. dans la deuxième partie, nous avons démontré comment la question de la honte, développée à travers l’etre et le néant, confère un aspect pessimiste à la conception sartrienne de l’altérité. ensuite, la mise en parallèle des théories de sartre et de beauvoir évoquées dans l’etre et le néant, l’existentialisme est un humanisme et pour une morale de l’ambigüité nous a révélé l’importance de l’éthique dans la pensée de simone de beauvoir. nous avons déduit que chez beauvoir la « liberté » est moins absolue que chez sartre et que la relation entre consciences n’aboutit pas nécessairement chez elle à l’impasse. une vérification brève du concept de « situation », analysé plutôt à travers le deuxième sexe, nous a montré que celui-ci est plus concret chez beauvoir. dans l’ensemble, la philosophie de beauvoir paraît ainsi moins idéaliste et moins pessimiste. grâce à la démarche choisie, nous avons réussi à éclaircir, autant que ce mémoire nous permettait, le rôle joué par beauvoir dans l’élaboration des notions clés de l’existentialisme-en particulier celle de l’altérite- aussi bien que dans le développement de sa version française. ainsi, nous avons vu comment beauvoir apporte une solution au paradoxe de la notion de « liberté en situation », établie par sartre. en effet, là où celui-ci condamne l’homme sans secours dans un conflit perpétuel avec autrui, beauvoir met l’accent sur l’interdépendance des consciences menant à ce qu’elle appelle « la liberté authentique ». ainsi, la conception individualiste de la liberté développée par sartre le long de l’etre et le néant se modifie au profit d’une liberté relative et sociale dont parle beauvoir. dans cette perspective, le modèle maître/esclave n’est plus pertinent, car on ne peut pas se vouloir libre en voulant la servitude des autres. l’analyse des théories de ces deux philosophes nous a préparé à pouvoir étudier l’altérité dans huis clos et l’invitée. ainsi, dans la troisième partie, nous avons essayé de comparer ces derniers à travers les thèmes communs abordés. cette étude nous a aidés à mieux connaître la conception de chaque philosophe en ce qui concerne la notion d’autrui. la comparaison détaillée du dénouement de ces deux ouvrages nous a amenés à découvrir les divergences qui existent entre les prises de position philosophiques de leurs auteurs. tout au long du roman, beauvoir instaure entre ses personnages, un rapport fondé sur le conflit. ainsi, deux consciences sont dressées l’une contre l’autre. bien évidemment, cela rappelle à l’esprit la thèse développée dans l’etre et le néant. mais à la différence de jean-paul sartre, beauvoir n’abandonne pas ses protagonistes dans l’impasse de ce conflit. en fait, en cela consiste la différence majeure entre ces deux philosophes. alors que dans la scène présentée dans huis clos, sartre laisse ses personnages sans secours face à la menace d’une conscience ennemie, beauvoir donne à son personnage la possibilité de surmonter la conscience étrangère et de se débarrasser de l’autrui. bien que la fin choisie par beauvoir soit brutale et violente, nous pouvons prétendre qu’à cet égard, celle-ci offre une conception plus modérée des rapports entre les consciences. en effet, la fin imaginée par beauvoir prend un aspect moins tragique par rapport à l’enfer eternel du trio dans lequel sartre s’obstine à enfermer ses personnages.